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Quatre - Part 2

Sortie modifiée au 27/03/2026
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BAGDAD RODEO voit le jour en janvier 2009 dans une coloc au coeur de Paris, lorsque deux âmes passionnées de musique et de satire sociale, Christobal Sanchez Del Rodéo et MGR Delatourette, décident de fusionner leurs talents.
Quand ils n'écoutent pas ACDC, The Dandy Warhols ou The Hives, ils partagent leurs journées à travailler et leurs nuits à composer. Dans l'intimité, les premières mélodies du groupe s'échappent, les pages blanches noircissent, marquant ainsi le point de départ de BAGDAD RODEO.

C'est François "Shanka" Maigret, guitariste du groupe français No One Is Innocent, qui va donner vie à leur vision musicale en s'occupant de la réalisation de leur premier album. La reconnaissance ne tarde pas à frapper à leur porte, le groupe signe rapidement un premier contrat mais dans une maison de disques qui ne durera pas.

En avril 2010, le clip "Monde de Merde" fait une entrée fracassante sur de nombreuses plateformes et sites web, permettant à nos cowboys intrépides de sillonner l'hexagone et de faire leur premier concert sold out au Nouveau Casino (Paris) pour ce qu'ils ont euxmêmes nommé "Le Tour de Merde".

Leur premier album éponyme qui sort en juin 2010 est salué à la fois par le public et la critique comme par exemple le webzine Vacarm qui le qualifie de : "Fougueux et sulfureux" et les propulsent dans un tourbillon de concerts à travers la France. C'est à cette époque que le line-up du groupe s'étoffe avec l'arrivée de Matthieu "Houston" Lesénéchal aux claviers et Yayo à la basse, contribuant à l'élaboration de leur deuxième album, "DEUX". Celui-ci est à nouveau confié à François "Shanka" Maigret. Il est enregistré au studio Midilive puis mixé au studio Acousti à Paris.

En novembre 2012, BAGDAD RODEO organise un concert mémorable au New Morning pour le lancement de "DEUX". BAGDAD RODEO affirme son style et trouve son identité : un rock engagé teinté d'humour noir. Une passion pour la musique et la satire sociale. Lors d'une interview, MGR Delatourette, questionné sur son sens de l'humour mordant rétorque que l'humour peut parfois aussi servir à passer un message, ce qui n'est pas sans rappeler la phrase du "philosophe" Didier Super "mieux vaut en rire que de s'en foutre".

Après trois années de tournées effrénées, le groupe déménage à Montpellier, où il commence à composer son troisième album. Cette fois-ci, ils décident de s'affranchir des producteurs et lancent une campagne de financement participatif : une réussite qui les incite à créer leur propre structure. En 2017 l'album "TROIS" est enregistré au studio Vox Rapido à Montpellier et uniquement destiné aux fans.

Profitant de la pandémie, le groupe se lance dans l'aménagement de son propre studio et renouvelle son line-up l'année suivante avec l'arrivée de Bud à la basse et de Bertrand à la batterie. Christobal Sanchez Del Rodéo et MGR Delatourette commencent l'écriture de leur quatrième album, naturellement intitulé "QUATRE - L'ALBUM SANS FIN - PART.1" un projet infini composé de morceaux qui verront le jour au fur et à mesure. "Il n'y aura jamais de "CINQ" mais un "quatrième album infini, qui sera pressé de temps en temps".

Comme son nom l'indique, QUATRE - PART.2 constitue le second volet de "L'album sans fin" de BAGDAD RODÉO. Résolument Rock et impitoyable, cet opus réunit tous les ingrédients qui font la force du groupe : une énergie hargneuse, une écriture politiquement incorrecte et cet humour sarcastique chevillé à leur ADN. Portés par des compositions étonnantes et une rythmique implacable, les sujets d'actualité y sont traités sans filtre, faisant de cet album un rendez-vous majeur pour l'adulte content d'entendre tout haut ce qu'il pense tout bas, comme pour l'adolescent cherchant à décoder la brutalité du monde des grands.

L'album s'ouvre sur "Message Essentiel", un titre qui annonce la couleur par un détournement radical. Cette fausse comptine dénonce la violence sociale des puissants en transformant les "papouilles" en gifles sonores : la douceur apparente y est brutalement balayée par une rage collective contre la corruption. Le groupe poursuit son offensive avec "Réac Man", une satire féroce caricaturant le mâle réactionnaire en faux super-héros du statu quo. Entre misogynie ordinaire et patriotisme rance, ce portrait irrévérencieux fusionne Alain Souchon avec la puissance de Faith No More et The Cult. L'obscurantisme décomplexé en prend également pour son grade dans "Climatocomplotiste", un pamphlet contre le déni climatique et l'ultra-individualisme alimenté par les algorithmes, où la bêtise ordinaire est révélée par une ironie mordante.

La plume se fait ensuite presque autobiographique avec "Rock N' Roll Loser", un titre mi-punk mi-hard-rock qui démonte avec autodérision le fantasme de la rockstar adulée. Dans une ambiance où Motorhead croiserait Raoul Petite, le groupe y déclare son échec public pour mieux faire sonner sa liberté. Cet esprit "pathétique comique" se prolonge sur "Quand Tu T'en Vas", une ballade mélancolique explorant la dépendance affective. Véritable "Ne me quitte pas" version Bagdad Rodéo, ce morceau aux sonorités rappelant The Stranglers expose sans filtre les failles et la jalousie absurde du narrateur. Le groupe reprend de la hauteur avec "Punk Charmant", un manifeste générationnel qui refuse l'entrée docile dans le monde adulte. En opposant l'anarchie joyeuse aux obligations de la routine, ce titre revendique le droit de rester jeune, inconscient et résolument libre.

Le festin se poursuit avec la charge féroce de "Superbaltringue", visant ces élites à la parole haute mais sans aucune colonne vertébrale. Ce rock engagé, conçu pour être scandé à pleins poumons, prouve que Bagdad Rodéo ne boit définitivement "pas de la tisane sans sucre". Le ton se fait plus sombre et viscéral sur "Liberté, Égalité, Sécurité", un morceau dénonçant la répression policière et le maintien de l'ordre cynique. Avec un souffle hérité de London Calling et une composition digne de Roxy Music, la contestation y devient un cri de lucidité face à la violence d'État. Cette analyse de notre société se poursuit avec "Idiocratie Artificielle", une charge contre la déshumanisation numérique. Ce morceau fluide et anxiogène, garanti 100% sans IA, questionne l'avenir de notre humanité à l'ère du tout-connecté.

Enfin, pour refermer ce second volet, le groupe livre "Symphonie Militaire", une pièce grave et épurée donnant la parole aux sacrifiés des guerres. Porté par une introduction sensible des cofondateurs Christobal Sanchez Del Rodéo et MGR Delatourette, rejoints ensuite par leurs fidèles acolytes, ce titre grunge évoque l'absurdité des combats et le destin brisé des soldats sous les drapeaux. Rappelant la profondeur des textes de Boris Vian, cette conclusion poignante nous laisse songeurs face au fracas du monde. Si l'on finit par pleurer en silence après avoir ri de l'absurde, l'espoir demeure : l'aventure de QUATRE est, par définition, un album sans fin.

TITRES

1. Message Essentiel
2. Reac Man
3. Climatocomplotiste
4. Rock N' Roll Loser
5. Quand Tu T'En Vas
6. Punk Charmant
7. Superbaltringue
8. Liberté Egalite Sécurité
9. Idiocratie Artificielle
10. Symphonie Militaire

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Pays
Label Juste une trace
Editeur Socadisc
Distributeur Socadisc
Code-barres 3558130001406
Date de sortie 27/03/2026
Collection
Type d'édition Simple
Nombre de disques 1 CD digipack
Inclus
Poids 120g