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Puissance soul

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Panneau 1

Le rhythm ‘n‘ blues : à l’origine de la modernité musicale afro-américaine
Le rhythm'n'blues (ou R 'n' B, mais à ne surtout pas confondre avec le courant du même nom, plus moderne, qui s'axe autour du hip hop et de la musique populaire) est un genre musical combinant des influences de gospel et de blues.
Le terme fut introduit en 1949 par Jerry Wexler, alors journaliste au magazine professionnel Billboard, qui devint un peu plus tard l'un des producteurs les plus réputé de son époque au sein de la firme Atlantic Records. Ce terme, qui se prête davantage au marketing musical, remplace peu à peu l'expression race music (« musique raciale »), trop péjorative.
Plutôt que d'identifier un genre musical bien précis, le terme rhythm'n'blues a été petit à petit utilisé pour décrire tout type de musique contemporaine populaire parmi la population afro-américaine.
Histoire
À ses débuts, le rhythm'n'blues désigne, comme son nom l'indique, une forme de blues rythmée, jouée principalement par des musiciens noirs. Né au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ce style est fortement influencé par les orchestres de jazz noirs de l'ère du swing, le rythme boogie-woogie, les structures harmoniques du blues, et surtout le gospel. Il se distingue du blues par ses thèmes plus gais, un tempo plus rapide, et l'accent mis sur la batterie et les cuivres. Le saxophone est alors l'instrument roi de ce genre musical, qui est aussi marqué par les chanteurs à la voix puissante : les blues shouters. Également appelé jump music, le rhythm'n'blues préfigure le rock 'n' roll, dont il contient déjà tous les éléments.
À la fin des années 1950, le terme désigne surtout les musiciens de rock'n'roll noirs (parfois aussi qualifiés de black rock), et les groupes de Doo Wop.
Le terme de rhythm'n'blues passe de mode dans les années 1960 parmi son public original afro-américain, pour être remplacé par la soul music; mais le genre sera une des influences majeures de nombreux jeunes musiciens britanniques qui formeront les groupes qui renouvelleront le rock, des Rolling Stones aux Who.
Le rhythm 'n' blues, notamment dans sa version de La Nouvelle-Orléans, est aussi une influence majeure en Jamaïque où les musiciens locaux (qui l'appellent shuffle) en font la base de ce qui deviendra le ska.
Toujours utilisé aux États-Unis depuis, le rhythm ‘n’ blues est synonyme de black music (qu'elle soit soul, funk, disco ou urban, des années 1970 à 2000).

Les artistes les plus représentatifs du genre :
Ray Charles - Big Joe Turner - Ruth Brown - Louis Jordan - LaVern Baker - Jackie Brenston - Charles Brown - Arthur Crudup - Clarence'' Frogman'' Henry - Little Willie John

Le black rock 'n' roll (fin des années 1950, début 1960)
Jackie Wilson - Sam Cooke - Fats Domino - Screamin' Jay Hawkins - Little Richard - Chuck Berry - Bo Diddley - Hank Ballard - Gary U.S. Bonds - Chubby Checker - The Clovers

Sound of New Orleans : le son du bayou
Le son de la Nouvelle-Orléans est principalement un style basé sur le piano et les cuivres. Le style est marqué par un ton joyeux, même si les textes peuvent être sombres à l'occasion. La musique elle-même se distingue par un ''lazy feeling'', avec un rythme complexe tombant juste un peu avant le beat, pour faire ce qu'on appelle ''l'emprise''. La voix peut exécuter toute la gamme émotionnelle, du genre crooner décontracté, au gospel à pleine gorge, pendant que les cuivres fournissent une toile de fond parfaitement bourdonnante. Cette musique est animée par les rythmes des Caraïbes, une atmosphère de fête sans relâche, et le caractère distinctif de la musique Dixieland, particulière à la région.

Les artistes les plus représentatifs du genre (par ordre alphabétique)
Fats Domino - Lee Dorsey - Dr. John - Frankie Ford - Clarence ''Frogman'' Henry - Aaron Neville - Lloyd Price - Shirley & Lee - Allen Toussaint
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Le Doo Wop – Le succès des ensembles vocaux.
« Doo Wop » est une onomatopée qui sert à désigner un genre musical américain, variante du rhythm 'n' blues.
Né du mariage des rythmes syncopés africains et des hymnes religieux des blancs puritains au début des années 1950, le Doo Wop est un style vocal fortement influencé par le gospel et par les barbershops quartets (« quatuors de salon de coiffure »).
Il est interprété par des groupes de chanteurs noirs, généralement au nombre de quatre ou cinq. Les mélodies sont des ballades construites sur quatre accords. Les paroles du Doo Wop, généralement sentimentales, peuvent aussi être humoristiques ou à connotation sexuelle.
Les précurseurs de ce style sont le Golden Gate Quartet, les Ink Spots et surtout les Orioles.
Les années 50 et le début des années 60, l’âge d'or du Doo Wop.
De 1950 à 1960, c'est une véritable explosion : environ 15000 groupes vocaux sortent au moins un disque de Doo Wop aux États-Unis durant cette décennie.
Le style Doo Wop fut extrêmement populaire tout au long des années 1950, parallèlement aux débuts du rock'n'roll.
Entre 1960 et 1965, des groupes comme The Isley Brothers, The Drifters ou The Countours ont fait le pont stylistique entre Doo Wop et Soul, mais beaucoup de groupes blancs comme les Beach Boys, les Four Seasons, Dion and the Belmonts, les Tokens ont fait évoluer le Doo Wop sous l'influence de la musique pop britannique.
De 1965 à 1980, quelques groupes ont continué à chanter du Doo Wop, comme les Rubettes.

Les artistes les plus représentatifs du genre :
The Coasters - Dion & The Belmonts - The Drifters - The Orioles - The Platters - The Silhouettes - Frankie Lymon & The Teenagers

La Soul – Années 60 : le tournant des stars de la soul et de leur médiatisation.
La soul (« âme » en anglais) est une musique populaire afro-américaine née à la fin des années 1950 et dérivée, entre autre, du gospel et du blues mais aussi du jazz et du rhythm'n'blues. Elle est considérée par certains comme un retour du rhythm 'n' blues aux racines dont il est issu : le gospel (musique d’église).
Le terme soul apparaît pour la première fois dans les titres des premiers albums de Ray Charles : Soul Brothers en 1958 et Soul Meeting en 1961. Le développement de la soul a été stimulé par deux tendances principales : l'urbanisation du rhythm 'n' blues et la sécularisation du gospel. C'est Ray Charles qui mélangea sa passion pour le gospel avec les rythmes saccadés du rhythm 'n' blues pour donner naissance à la soul. On retrouve donc dans la soul une partie de l’émotion sacrée mêlée à des thèmes profanes, souvent à forte connotation sexuelle. La soul puise ses racines dans le jazz, le gospel et le negro spiritual. La jeunesse noire l'a utilisé comme un mouvement contestataire pour réagir face à la communauté blanche.
À la fin des années 1950, la volonté de proposer au public blanc des artistes noirs originaux conduit plusieurs labels à rechercher des versions commercialisables de la musique noire. Les deux labels les plus influents sont alors Stax (près de Memphis) et la Tamla Motown à Detroit. On les oppose souvent et l’on parle alors de southern soul (Stax) plus proche des racines (soul rapide et incisive) et de northern soul, plus dansante et plus influencée par la pop. De même en termes de management, Motown (dont le slogan "la musique de la jeune Amérique" épouse les volontés d'émancipation de l'époque) est le premier label fondé et dirigé par un Noir américain, le redoutable Berry Gordy. À l'inverse, Stax est fondé par un Blanc Jim Stewart, et nombre de ses plus fameux musiciens de séance sont Blancs eux aussi (Steve Cropper, Donald "Duck" Dunn, Tom Dowd...).
La soul explose véritablement dans les années 1960. Alors que dans un style plus classique s'impose le son du studio Muscle Shoals de Dan Penn et Spooner Oldham (Aretha Franklin, Etta James, Wilson Pickett...), James Brown (« The Godfather of Soul ») et Curtis Mayfield introduisent des rythmes plus syncopés et donnent alors une nouvelle orientation à cette musique, avec le funk.
Durant les années 1970, de très bons disques sont produits et deviendront des classiques du genre (notamment le fameux What’s Going On de Marvin Gaye et Songs In The Key Of Life de Stevie Wonder), mais la soul décline dans la seconde partie de la décennie, les ventes de disque étant alors dominées par le disco.

Les artistes les plus représentatifs du genre :
James Brown - Solomon Burke - Ray Charles - Sam Cooke - The Four Tops - Aretha Franklin - Marvin Gaye - Al Green - The Jackson 5 - Michael Jackson - Etta James - Ben E. King - Curtis Mayfield - Wilson Pickett - Otis Redding - Smokey Robinson & The Miracles - Stevie Wonder - Sam & Dave - Sly & The Family Stone - Percy Sledge - The Supremes - The Temptations - Ike & Tina Turner - Tina Turner - Barry White - Bill Withers - Diana Ross - The O'Jays - The Impressions - The Isley Brothers - Gladys Knight & The Pips – Labelle - Martha & The Vandellas - The Marvelettes - The Spinners - Rufus Thomas
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La Motown – La Rolls Royce de la Soul
Motown (ou Motown Records) est une compagnie de disques américaine qui fait partie du Universal Music Group. La Motown a été créée en janvier 1959 par Berry Gordy à Detroit dans le Michigan. Le nom Motown est la contraction de Motor Town (« la ville du moteur »), le surnom de Detroit qui était alors la capitale de la production automobile.
En lançant Motown, Berry Gordy avait pour objectif de séduire à la fois le public noir et le grand public blanc avec des chansons de soul et de rhythm 'n' blues plus accessibles que la production de labels concurrents tels que Stax. Il organisa sa société en une véritable usine à tubes dans laquelle rien n'était laissé au hasard : il s'entoura des meilleurs compositeurs, des interprètes les plus prometteurs et apporta un soin particulier à la production. Detroit sera d'ailleurs surnommé Hitsville USA (« la ville des hits ») en référence au succès de Motown.
Berry Gordy a pu créer sa maison de disques grâce à l'argent qu'il avait gagné en écrivant et en produisant des chansons. Elle s'appelait d'abord Gordy, puis Tamla, avant de devenir Motown. En 1959, le premier tube, sorti sous le label Tamla, est Money (That's What I Want) de Barrett Strong.
Dans la catégorie des auteurs-compositeurs, on note, entre autres, Berry Gordy lui-même, Smokey Robinson, Brian Holland, Lamont Dozier et Eddie Holland, Norman Whitfield et Barrett Strong, Nicholas Ashford et Valerie Simpson.
En 1971, Motown déménage à Los Angeles et des artistes importants tels que Stevie Wonder ou Marvin Gaye deviennent indépendants artistiquement bien que toujours distribués par Motown. A cette époque, d'autres valeurs montantes arrivent comme The Jackson 5 et Michael Jackson pour la première partie de sa carrière solo, ou Lionel Richie avec ou sans The Commodores.
Le son Motown a fortement influencé de nombreux groupes, dont les Beatles qui reprendront plusieurs chansons produites par la firme.

Les artistes les plus représentatifs de Motown
The Commodores - The Four Tops - Marvin Gaye - The Jackson 5 - Michael Jackson - Gladys Knight & The Pips - Lionel Richie - Smokey Robinson & The Miracles - Diana Ross - Stevie Wonder - The Temptations - The Supremes - The Marvelettes - Rare Earth - Barrett Strong - The Velvelettes - Eddie Holland - Martha & The Vandellas - Edwin Starr - Mary Wells

La Southern Soul : Stax – Au plus près des racines de la Soul
Estelle Axton (né Stewart en 1918) et son frère Jim Stewart créèrent à Memphis en 1958, avec l'aide de l'ingénieur de son Chips Moman, un studio d'enregistrement ainsi qu'un magasin de disque appelés Satellite. Blancs tous les deux, ils découvrent alors le rhythm 'n' blues. Les premiers essais ne sont guère concluants, jusqu'en 1960 où ils enregistrent un disque de Rufus Thomas en duo avec sa fille Carla. Celui-ci se vend bien localement et est pris en licence nationale par la firme Atlantic Records. En 1961, ils obtiennent un énorme succès avec Last Night des Mar-Keys, le groupe de Packy Axton, fils d'Estelle. Le nom « Satellite » étant déjà pris par une marque de la côte ouest, Stewart rebaptise alors le label « Stax Records » (de Stewart et Axton). Le morceau Green Onions de Booker T. & The MG's contribuera un peu plus à définir le son Stax. Tout au long des années 1960, ces deux groupes accompagneront en studio tous les chanteurs de la marque.
La musique de Stax, par opposition à celle de Chicago ou de Detroit, est généralement désignée sous le nom de « Southern Soul » ou de « deep soul » (en référence au deep South, le Sud profond). Moins édulcorée que celle de Tamla Motown, elle est le résultat de l'association inédite dans le sud des États-Unis de Noirs et de Blancs.
Le plus grand interprète de Stax fut Otis Redding. Ses tubes, avec ceux de Sam & Dave ou Eddie Floyd, firent les grandes heures de gloire du label. La mort de celui-ci en 1967, puis l'assassinat de Martin Luther King à Memphis en 1968, marquèrent le début du déclin pour la compagnie.
Les succès d'Isaac Hayes redonnent pourtant un peu de son éclat d'antan à la maison. L'apogée de cette période est marquée par le concert géant donné en 1972 à Los Angeles avec toutes les stars signées chez Stax. Mais le label doit finalement déposer son bilan en 1975. Jim Stewart, bon producteur mais plutôt mauvais en affaires, a presque tout perdu.
Le succès du film The Blues Brothers, qui reprend quelques-uns des tubes de la marque comme Soul Man ou Green Onions, démontre à quel point ces mélodies sont indémodables. En outre, Otis Redding est encore considéré aujourd'hui comme l'un des tous meilleurs chanteurs de l'histoire de la soul music.
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La Memphis Soul – Muscle Shoals, Al Green et le son « calibré » soul
La Memphis Soul est différente de la Southern Soul, qui tend à être plus sauvage. La Memphis Soul est un peu plus stylistique, un peu plus « urbaine », mais comme tous les genres de soul, elle fait rarement de concessions à la pop. Le plus grand artiste de ce genre est Al Green, et sa maison de disques des années '70, Hi, était la maison de la Memphis Soul. Le chef architecte du son de Hi, Willie Mitchell, a développé cette sonorité vers la fin des années '60, et l'a perfectionné au début des années '70 en travaillant étroitement avec Green. Leurs enregistrements furent les bases du Memphis Soul, et reste l'aune par laquelle tout le genre est jugé.

Les artistes les plus représentatifs du genre :
Solomon Burke - Aretha Franklin - Percy Sledge - Isaac Hayes - Wilson Pickett - Otis Redding - Sam & Dave - Al Green - Booker T. & The M.G.'s - Clarence Carter - Arthur Conley - Eddie Floyd - The Staple Singers - Rufus Thomas

Le Brill Building Pop – L’usine à tube de New York
Le Brill Building Pop est un concept d'auteurs/compositeurs dans la tradition de la musique pop et rock'n'roll. Un grand nombre d'auteurs/compositeurs professionnels travaillaient en équipe à l'édifice Brill, un bloc de maisons d'éditions de disques de New York, écrivant des chansons pour des artistes aussi diversifiés que les Coasters, les Drifters, les Shangri-Las, les Ronettes, Neil Sedaka, Connie Francis etc... Les chansons étaient du genre rock 'n' roll et rhythm 'n' blues, mais on faisait également de la pop dans la tradition de Tin Pan Alley comme les paroles et les mélodies sophistiquées le prouvent. La production de ces disques du début des années '60 étaient également plus sophistiquée que tout disque de rock'n'roll, figurant des orchestres et de grandes sections de rythmes et de guitares. Même si la British Invasion secouera le genre dans les années 60, les Anglais et les Américains accorderont une importance capitale à cette musique, qui continuera de plaire pour plusieurs années à venir.

Les auteurs/compositeurs les plus importants du Brill Building :
Jerry Leiber et Mike Stoller - Gerry Goffin et Carole King - Barry Mann et Cynthia Weil - Howard Greenfield et Neil Sedaka - Jeff Barry et Ellie Greenwich - Doc Pomus et Mort Shuman - Phil Spector
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Les Girl Groups – La machine à rêver des groupes de filles
Le phénomène des girl groups est un genre musical né aux États-Unis, très populaire au début des années 1960, hybride de pop traditionnelle, de Doo Wop et de rhythm 'n' blues. Ces chansons pop pleines de douceur, de naïveté adolescente séduisent instantanément le jeune public de la fin des années 50, délaissé par Elvis Presley parti à l'armée, et qui ne connaît pas encore les Beatles. Les mélodies sont enchanteresses, les paroles candides, les voix séraphiques, portées par des jeunes femmes ensorcelantes, à peine sorties de l'adolescence, ayant pratiquement l'âge de leurs auditeurs, favorisant ainsi l'identification et le sentiment d'appartenance.
Un girl group se compose de plusieurs jeunes chanteuses, en général trois ou quatre, qui vocalisent ensemble, certaines interprètes solos sont toutefois rattachées au genre. Bien souvent les rôles au sein du groupe sont strictement définis : les choristes servent de renfort harmonique lors des refrains à une lead singer, qui interprète l'ensemble du morceau. C'est en général la plus douée vocalement.
Le son girl group
Il est propre, policé, influencé par les standards du rock'n'roll des pionniers (1954-1958). Les chanteuses ont des racines rhythm'n'blues ou gospel tandis que les auteurs, compositeurs et producteurs viennent du monde de la pop ou bénéficient d'une formation classique.
L'âge d'or 1961-1966 : la girl groups era
Sur 1960 et 1961, plusieurs singles des Shirelles atteignent la première place des charts pop US. Ces succès ouvrent la voie à une légion de jeunes chanteuses, en groupe ou en solo, qui adoptent ou se voient imposer l'esthétique et le son girl group. Ils consacrent le rôle prédominant du producteur et des auteurs compositeurs, véritables machines à tubes, sur les interprètes, souvent interchangeables, qui n'ont plus leur mot à dire et se contentent de suivre les indications.
1967 : le déclin du genre
Après l'année 1966, les girl groups subissent de plein fouet la concurrence de la British Invasion, du folk-rock, du rock psychédélique, du funk (qui naissent à quelques mois d'intervalle !) et ne font plus recette. Le public évolue et se tourne vers ces nouveaux groupes, plus en phase avec leurs préoccupations.

Les filles les plus représentatives du genre :
The Marvelettes - Martha & The Vandellas - The Shangri-Las - The Crystals - The Shirelles - The Supremes - The Ronettes - The Angels - The Chantels - The Chiffons - The Dixie Cups - Lesley Gore - Little Eva - The Velvelettes - Mary Wells

Sound of Chicago – Curtis Mayfield et the Impressions

Des principaux foyers de la musique soul durant les années 1960, Motown (Detroit) avait les succès et Memphis le cran. Chicago, âme fertile de la communauté, reconnue par tous, le fut surtout pour les réalisations de Curtis Mayfield, à la fois comme un membre des Impressions et plus tard comme un artiste solo.
La scène soul de Chicago favorisait de toute évidence une variété de productions, avec en vedette un son ''laid-back'' et une soul effervescente avec de doux vocaux et des sections de cuivre très chaudes.
Bien que Mayfield soit justement la figure centrale dans la montée du soul de Chicago, compte tenu de son travail en tant que parolier et producteur, ainsi que chef d'orchestre et chanteur, l'arrangeur et producteur Johnny Pate et le producteur Carl Davis méritent beaucoup de crédit pour le développement du son. Souvent en tandem avec Mayfield, Pate pour les productions de ABC-Paramount et les productions de Davis (d'abord pour OKeh et plus tard pour Brunswick et pour son propre label, Dakar) ont créé un défilé de succès définitifs pour les meilleurs chanteurs soul de Chicago : The Impressions, Major Lance, Jackie Wilson, Gene Chandler, Jerry Butler, The Chi-Lites, Barbara Acklin, et Tyrone Davis, entre autres. Bien que le son de Chicago continue dans les années 70, l'effondrement de nombreux labels indépendants s'avère un coup fatal pour cette production de son.

Les artistes les plus représentatifs du genre
The Impressions - Fontella Bass - Curtis Mayfield - Jackie Wilson - The Isley Brothers - Jerry Butler - Gene Chandler - The Chi-Lites - The Dells - Betty Everett - Erma Franklin - Major Lance
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Sound Of Philadelphia (Philly Soul) – La Soul soyeuse et sensuelle
En 1974, trois producteurs de Philadelphie dominent les Billboard's Awards à la fin de l'année : Thom Bell, Kenny Gamble et Leon Huff. Les trois avaient enregistré leurs succès à Philadelphie, aidant la ville à devenir la source la plus influente de musique noire du début des années '70. Et à cette source régnait Gamble et Huff qui, comme directeurs de Philadelphia International, la plus grosse étiquette de la ville, dirigeaient l'entreprise musicale noire la plus lucrative aux États-Unis depuis Motown.
Vers la fin des années '60, Gamble et Huff joignent leurs forces pour produire des disques. Leur premier succès national arrive en 1967, quand The Soul Survivors ''Express to Your Heart'' se retrouve dans le Top 10.
L’équipe avance à grands pas lorsqu'ils font une série de sessions d'enregistrements avec Jerry Butler, le chanteur de soul de Chicago.
En 1969, le style de Gamble et Huff est perfectionné.
Les deux groupes majeurs de Gamble et Huff du début des années '70 sont alors Harold Melvin & The Blue Notes et The O'Jays.
Historiquement aujourd'hui, Gamble, Huff et Bell sont dans les années '70, ce qu'étaient Holland-Dozier-Holland et Smokey Robinson dans les années '60, des producteurs soul prédominants développant une soul soyeuse et de grande classe.

Les artistes les plus représentatifs du genre
Archie Bell & the Drells - Jerry Butler - The Delfonics - The Hues Corporation - The Intruders – Labelle - The Manhattans – MFSB - Jackie Moore - The O'Jays - Billy Paul

Le Funk – De Mister James (Brown) à Earth Wind and Fire
Nommée d'après un mot d'argot qui décrit les mauvaises odeurs corporelles, le funk est en effet la forme la plus brute et plus primitive du R&B. Il est également le moins structuré, il s'étend souvent en longs jams, et il est le plus africanisé, construit sur une poly-rythmique dynamique et très syncopée. À ce titre, il fait appel initialement au public R&B très fanatique.
Les racines du funk réside des hits soul de James Brown après 1965, en particulier Papa's Got a Brand New Bag (1965) et Cold Sweat (1967). Sly & the Family Stone, qui a commencé comme un groupe soul influencé par le rock psychédélique, qui est devenu à part entière funk avec Stand! (1969). Toutefois, la chanson qui a officiellement inauguré l'ère du funk a été l'historique (Get Up I Feel Like Being A) Sex Machine de James Brown. L'arrangement était très funk et le groove frappait durement.
Brown a suivi avec d'autres disques au cours des années 1970 qui ont révolutionné le R&B.
James Brown s'autoproclame minister of new new super heavy funk et devient donc, de fait, créateur du genre.
Contrairement à la soul traditionnelle qui privilégie le format « chanson » et le tandem chanteur-producteur, un morceau funk est une oeuvre collective, construite sur un groove extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d'intervenir à part égale. Les Ohio Players, les Meters, Earth Wind and Fire, Maceo Parker vont affirmer le genre début 1970.
Quelques grandes phases
La chronologie de l’histoire de la musique funk comporte quatre « périodes » distinctes.
Les années 1965 à 1972 se caractérisent par une rupture avec les musiques du passé et par une unification entre les différents styles (soul, rock noir, jazz-rock) derrière ce rythme, sous la double influence de James Brown et de Sly Stone.
De 1972 à 1976, le funk vit des heures de gloire avec les relais médiatiques de l’émission de télévision Soul Train et la production cinématographique Blaxploitation.
De 1976 à 1979, c’est l’âge d’or de la « dance music » au sens large. La musique disco imite le funk, le « blanchissant » pour en faire une musique de discothèque accessible à tous et devenant ainsi une véritable institution. Dans le même temps, existe tout de même un sursaut de la production de funk, avec une volonté de retour aux sources : le P.Funk de George Clinton.
Le début des années 1980 voit la fin du funk traditionnel. Il faut attendre sa renaissance grâce au hip hop, ce dernier s’appuyant alors sur les mêmes valeurs et idéaux que le funk de la fin des années 1960.
L’âge d’or du funk peut donc être délimité entre 1970 et 1975. En effet, en 1970 et 1971, fleurissent des hits porteurs des mots « funk » et « funky ». Les groupes fédérateurs sont bien sur James Brown & JB’s et Sly Stone, auxquels il faut ajouter Kool & The Gang, Earth Wind & Fire, War, les Blackbyrds, les Isley Brothers, les Bar Kays, les Meters, Mandrill, les Ohio Players, Tower of Power, Average White Band...

Les artistes les plus représentatifs du genre
James Brown – Chic - George Clinton - Sly & the Family Stone – Funkadelic - Isaac Hayes - The Commodores - Rick James - Kool & the Gang - Curtis Mayfield – Prince - Earth, Wind & Fire - Hot Chocolate – Labelle – Parliament – Rufus – War - Wild Cherry - The Average White Band - B.T. Express
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Le P-Funk – George Clinton, Sly Stone et leur folie créatrice
Le P-Funk (pure funk) se développe au sein des différentes formations (Funkadelic, Parliament…) menées par Bootsy Collins et George Clinton. À l'instar de Sly and the Family Stone, ils proposent une version plus psychédélique du funk.
À l'origine, « P-Funk » était simplement une abréviation pour désigner les deux groupes de George Clinton dans les années 1960 : Parliament et Funkadelic, dont les membres étaient communs.
C'est aussi une abréviation pour « pure funk », un style de musique initié par les groupes de George Clinton influencés par le rhythm and blues, le funk, le rock et le mouvement psychédélique.
La grande famille P-Funk s'agrandit à la fin des années 1970 et certains albums sortirent sous le nom de The Brides of Funkenstein, Parlet, Bernie Worrell, Eddie Hazel et les Horny Horns. Concepts albums, extravagances vestimentaires, concerts de plusieurs heures, gros son de basse et de batterie caractérisent l’univers du P-Funk.

Le Jazz-Funk – de Miles Davis à George Benson
Dans le prolongement du mouvement Hard-Bop, des musiciens de jazz s'inspirent du funk. Et, le jazz-funk s'ouvre aux balbutiements de la musique électronique, du fait principalement de Miles Davis, d'Eumir Deodato et de Herbie Hancock, pianiste de jazz de formation classique, qui sort en 1973 l'album Head Hunters, son plus grand succès commercial.
On peut également citer le guitariste Jeff Beck (ancien membre des Yardbirds), qui sort l'album Blow by Blow en 1975, le bassiste Stanley Clarke, le groupe Funk Inc., ou encore le pianiste Hubert Eaves.
Il faut encore mentionner, dans un style qui reste plus proche du jazz classique et de la soul, certaines œuvres de Stevie Wonder, comme du guitariste George Benson, dont le morceau Give me the Night est devenu un classique du genre.
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Le Quiet Storm – Tapis musical soyeux et sensuel
Concept d’émission de radio initié par l’étudiant Melvin Lindsay en 1976, le Quiet Storm est programmé sur les ondes de la station de l’université noire Howard à Washington.
Diffusé en soirée, ce programme dont le nom est tiré d’un album de Smokey Robinson diffuse les ballades feutrées de spécialistes du genre comme Al Green, Marvin Gaye, Billy Paul ou Harold Melvin & the Blue Notes. Le succès de cette formule se propagera sur de nombreuses radios noires dans toute l’Amérique et subsiste encore aujourd’hui sur certaines stations.

Le Disco – « La dance pour tous publics »
Le disco est un mouvement musical destiné à répondre au succès fulgurant des discothèques (plus de 20000 discothèques aux États-Unis au milieu des années 70).
Sans attribuer la paternité du genre à un artiste en particulier, on peut souligner l'influence majeure de Disco Baby, un disque de Van McCoy, et de Love to love you baby de Giorgio Moroder (chanté par Donna Summer), tous deux enregistrés en 1975.
Ces morceaux révèlent les ingrédients significatifs du disco : un battement de grosse caisse sur tous les temps, un tempo de 100 à 120 battements par minute, une instrumentation inhabituelle (synthétiseurs, flûtes…), des arrangements élaborés inspirés du Philly sound (cordes, cuivres), des textes limités souvent à un refrain entraînant et quelques interjections.
Parallèlement, des artistes noirs comme LaBelle, Earth Wind & Fire ou Ben E. King façonnent leur musique pour les discothèques. Conscient du potentiel financier de ce mouvement qui touche principalement les classes moyennes et supérieures, le milieu du disque va focaliser toute son énergie pour occuper le terrain avec des productions très formatées pour la danse.
Les artistes soul ne répondant pas à ce critère disparaissent vite de la sphère musicale. L’industrie cinématographique suit la tendance en 1977 avec le film Saturday night fever, dont la bande originale va propulser les Bee Gees au sommet des charts pour des mois (disque le plus vendu de l’histoire du vinyle). Dès lors, artistes et groupes des communautés noires (Gloria Gaynor, Chic, Barry White, Kool & the Gang, Diana Ross…) et blanches (Barbra Streisand, Doobie Brothers, Blondie, Abba…) vont occuper assez équitablement les classements des charts.

La Funky music et l’électro-funk – Retour à l’identité noire
En 1980, la production de musique disco est arrivée à saturation. Cette vogue disco (1975-1979) a eu des répercussions décisives sur les sonorités de la musique noire américaine, pour le meilleur comme pour le pire.
Le funk s’inscrit alors, en grande partie, dans la même dynamique légère et joviale que le disco. On parle de « funky » en France comme genre à l’époque tandis qu’à l’étranger on parle plus volontiers de « boogie » ou de « dance music ».
Ce funk s’éloigne donc du message originel, qui prônait la révolution sociale, mais atteint un public plus nombreux, surtout en Europe. Des lors, l’industrie musicale va proposer un funk de plus en plus propre et soigné, un son élaboré, destiné en grande partie aux discothèques. Les maisons de disques imposent progressivement une dislocation des grands groupes nombreux afin de réduire leurs coûts. Elles incitent aux carrières solos de nombreux leaders de groupe (James Taylor, Philip Bailey, Lionel Richie, Larry Graham, Lenny Williams etc.)
Les synthétiseurs se multiplient et remplacent peu à peu les différents instruments traditionnels. Les cuivres se raréfient dans les différentes productions.
A partir de 1983-1984, la guitare basse est remplacée par la basse jouée au synthétiseur, la batterie systématiquement par la boite à rythme. Ainsi, le succès grandissant de deux monuments de la musique (noire), Prince et Michael Jackson, fait découvrir le genre « funky » à un public encore plus large (noir et blanc). Ensuite, le développement des machines va faire naître l’électro-funk (sorte de funk électronique avec rythme très syncopé),provoquant la disparition quasiment instantanée des groupes « funky » au milieu des années 1980.
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La go-go Music et l’Acid-jazz – Les métissages sonores cherchent le graal musical
La go-go music est un style de funk radical, mis au point à Washington par Chuck Brown et ses Soul Searchers au cours des années 1970, est une passerelle entre la soul et le hip-hop. Trouble Funk ou DJ Kool sont représentatifs de cette mouvance.
La « go-go music » est une musique syncopée, une musique de fête permanente, avec percussions, cuivres claironnants et raps. Elle est née à Washington District of Columbia peuplée à 75% par des Noirs.
Ses musiciens prônent le retour aux sources et à l’énergie naturelle du funk. Les fanfares locales apportent à la musique go-go des musiciens ayant de très bonnes bases techniques. Les premiers groupes se forment tandis que les Blancs de Washington la baptisent « junkyard » (la musique des dépôts d'ordures).
Ce style de funk constitue une passerelle directe avec le rap, du fait de son refus de rompre avec l’énergie et l’agressivité des ghettos comme l’a fait le courant disco. C’est une musique « live » où chaque morceau est une performance qui peut durer jusqu’à vingt-cinq minutes. Cette musique est rapidement baptisée « go-go » en hommage aux titres de plusieurs artistes de l’époque, mais aussi, comme le précise un reportage de la BBC « spécial go-go music », à cause de la durée des morceaux de cette musique « qui ne s’arrête jamais », et des encouragements du public : « Go ! Go ! ».
Cette musique n’atteint pas le grand public des Etats-Unis, et reste surtout un épiphénomène à Washington D.C. Les morceaux des groupes possèdent très peu un format commercialisable ou passable en radio. Les groupes majeurs du style sont Chuck Brown & The Soul Searchers, Trouble Funk, Rare Essence et Experience Unlimited.

L’Acid jazz (ou groove jazz) est un style musical qui combine des influences de jazz avec des éléments issus de la soul music, du funk, du disco et du hip-hop. Il prend son essor à la fin des années 1980, d'abord à Londres grâce à des labels comme Acid Jazz (Brand New Heavies, James Taylor Quartet...) ou Talkin' Loud (Galliano, Incognito, Roni Size…), puis dans le monde entier.
Désireux de redonner un caractère plus dansant (le groove) à la musique de scène après les périodes new wave et cold wave, de nombreux musiciens anglais se sont tournés vers l’acid jazz (Omar, US3, Jamiroquai…)
On reconnaît officiellement à Cal Tjader la paternité de l’acid jazz et la co-fondation du label Skye Records avec ses amis Gábor Szabó et Gary McFarland.
Le nom "acid jazz" viendrait d'une plaisanterie survenue au cours d'une des soirées typiques du début du mouvement, en référence à l'"acid house" si populaire à cette époque.

Le New Jack Swing – Quand le hip hop fricote avec la soul
Style musical popularisé par le producteur Teddy Riley en 1987, qui réconcilie les harmonies soul héritées du gospel et le rythme tendu du hip-hop. En intégrant les nouvelles musiques urbaines aux traditions musicales rurales et en échappant aux clivages qui divisaient la musique populaire noire depuis le règne du disco, Keith Sweat, Bobby Brown, Babyface, Boyz II men, Al B. Sure !, Michael Jackson ou encore les producteurs Jimmy Jam, Terry Lewis ou Quincy Jones ont incarné ce renouveau de la soul.
Panneau 10

La Nu Soul – Retour aux fondamentaux
Honnête regain d'intérêt pour la soul d'antan ou simple marketing ? Toujours est-il que la nu (new) soul, troisième courant majeur du R&B depuis les années 1980 après le new jack et le hip-hop soul, semble revendiquée par de plus en plus d'artistes noirs et blancs depuis la fin des années 1990.
Inventé par un producteur de Motown pour qualifier la musique d'Erika Badu en 1997, ce genre musical concerne des artistes soucieux de remettre en avant la qualité musicale des instrumentistes (longtemps remplacés par des machines) et de retrouver la flamme de la soul des années 1970 : D’Angelo, Lauryn Hill, Macy Gray, Angie Stone, Musiq Soulchild, Jill Scott, India Arie, Anthony Hamilton, Bilal, Maxwell, Corinne Bailey Rae, John Legend sont de ceux-là.
Neo soul (ou nu soul) est un genre musical et un terme générique pour désigner le courant soul moderne. Ce style musical est généralement un hybride de la musique soul des années 70 avec des influences de jazz, funk, hip hop et house music. Le terme neo soul fut créé par Kedar Massenburg des studios Motown à la fin des années 90.
Le public neo soul est généralement considéré comme underground, préférant cette musique privilégiant la qualité, l'intensité musicale et émotionnelle au mouvement commercial dominant (R'n'B/Pop, Urban Pop ou Urban Crossover).
Certains musiciens qui ont créé ce qui est appelé neo soul préfèrent se dissocier eux-mêmes de cette étiquette, qui les enferment dans un genre spécifique. Certains de ces artistes se considèrent simplement comme des artistes de soul.

Le R&B contemporain – Entre grand barnum commercial et modernité du dancefloor
Le R’n’B contemporain est un genre de rhythm and blues (abrégé en RnB ou R&B aux États-Unis, dans le monde francophone, il est connu sous l’abréviation « R’n’B »), et est né durant les années 1980 d’influences du hip-hop, de la soul et de la pop. Il a pris de l’ampleur pendant les années 1990 jusqu’à devenir prédominant notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.
C'est Teddy Riley, le créateur du new jack swing qui a officiellement annoncé la mort du courant précité en 1994 coïncidant avec la naissance du hip-hop-soul (avec Mary J. Blige produite à l'époque par Puff Daddy), aussi appelé heavy R&B et aujourd'hui tout simplement R&B ou Contemporary R&B (le terme R&B étant synonyme de musique populaire afro-américaine aux É.-U.) ou Hip-Hop / R&B.
Le R&B est un style musical créé avant tout pour faire danser, même si on y trouve aussi beaucoup de ballades.
Le R&B a été précédé par le New jack swing et encore avant, par l'Urban dans les années 1980, ce dernier terme étant aussi encore utilisé aux États-Unis pour désigner ce genre musical. De 1990 à nos jours, le R&B a été notamment influencé par des artistes tel que R.Kelly (encore surnommé King of R&B) qui, par ses nombreuses ballades et ses chansons sous forme de Gospel et de Soul a prouvé qu'il est l'un des fondateurs de ce nouveau genre qui va à sa troisième décennie.
Même si le R&B ne fait pas partie du mouvement hip-hop, les rappeurs invitent souvent des chanteuses pour interpréter leurs refrains dans leurs morceaux, et celles-ci se sont lancées en solo (un bel exemple est celui d'Ashanti). Il y a plus de chanteuses que de chanteurs dans le R&B. Beaucoup de chanteuses sont influencées par le mouvement Girl Power (Mary J. Blige, Beyoncé, etc.). La manière de chanter R&B est directement issue de la soul et du gospel.
Au départ donc, les musiques ressemblaient aux morceaux de rap (mais avec des couplets mélodiques et non plus du rap), puis peu à peu, le R&B a inventé son propre style, et par la suite le rap a utilisé des musiques de style R&B (Ja Rule par exemple). Il est donc difficile de cataloguer certains artistes rap ou R&B (Black Eyed Peas, Eve, Lauryn Hill).
Affiche

Rhythm 'n' blues, soul, funk, disco, new jack, r'n'b, nu soul... En près de 50 ans, la soul music noire américaine a bouleversé les classements et les hit parades du monde entier. Des stars mondiales (Otis Redding, Stevie Wonder, Prince, Michael Jackson, etc.) sont issues de cette musique qui est passée d'afro-américaine à "mondialisée" au prix de nombreux bouleversements, progrès et concessions. Cette exposition parcourt le dense et varié trajet de ces groupes, chanteuses et chanteurs qui ont façonné un pan entier de la musique anglo-saxonne, en parallèle au développement du rock et de la pop.

Location de 4 semaines. Panneaux souples à oeillets de 80 x 120 cm.

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Sommaire

Le rhythm'n'blues
Sound of New Orleans
Le Doo Wop
La Soul – Années 60
La Motown
La Southern Soul
La Memphis Soul
Le Brill Building Pop
Les Girl Groups
Sound of Chicago
Sound Of Philadelphia (Philly Soul)
Le Funk
Le P-Funk
Le Jazz-Funk
Le Quiet Storm
La Funky music et l’électro-funk
La go-go Music et l’Acid-jazz
Le New Jack Swing
La Nu Soul
Le R&B contemporain

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