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Pour chaque expo :

  • 10 à 20 panneaux
  • 1 affiche de présentation
  • 1 affiche avec discographie
  • textes riches et informatifs
  • illustrations légendées
  • haute qualité d'impression
  • kit d’accrochage fourni
  • panneaux de 80x140 cm ou 60x105 cm
  • panneaux légers, souples ou rigides
  • 3 modes de livraison : par transporteur, par nos soins, ou retrait dans nos locaux

Prochaines expositions de RDM :

De nouvelles expositions, destinées à un public adulte et à un public jeunesse, sont en cours de préparation.

Le tour du monde en 80 chansons !

Cliquez sur les panneaux ci-dessous pour zoomer dessus :

Ouverture

1. Introduction

De tous les genres musicaux, la musique ­traditionnelle est, par essence, la plus dépaysante, la plus généreuse et la plus variée. Avec cette exposition, nous espérons vous faire partager la richesse extraordinaire des musiques du Monde. De la Bretagne au Gabon, en passant par la Chine et le Mexique, nous vous invitons au plus beau voyage musical : celui qui fait chanter les racines populaires et qui donne la priorité à l'émotion. Tout ici est étonnement : la beauté des couleurs, l'amplitude rythmique, l'authenticité des instruments.
C'est une évidence : la musique, à sa façon, raconte le monde. Mieux, elle le joue et le chante. La musique met du son dans la géographie, donne de l'écho aux âmes. C'est cet écho qui nous parvient aujourd'hui. Comme si les latitudes et les longitudes portées autour du globe traçaient une immense partition, sur laquelle ­voyageraient des notes, des sons, des chants…
Bonnes découvertes et bonnes écoutes !
Chaque panneau vous présente :
Une "région musicale" du monde
Les pays qui la composent
Les genres musicaux qui y pullulent
Quelques noms d'artistes caractéristiques de ces genres
Une poignée de titres indispensables...
80 titres en tout sur l'ensemble de l'exposition !
Vous trouverez également un QR code sur chaque panneau : scannez-le avec votre smartphone pour découvrir une musique !
2. Cuba, Grandes Antilles...

Formidable creuset d'influences musicales et culturelles, la musique des Caraïbes (Cuba, Petites et Grandes Antilles…) est riche, variée et luxuriante. Salsa et latin jazz, merengue et "son", reggae, compas, zouk… C'est essentiellement à partir du début du XIXe siècle que se forme ce qui sera la fortune actuelle de la musique des Caraïbes : une profusion instrumentale, des rythmes complexes (la fameuse "clave" de la salsa par exemple) et une inspiration sans cesse renouvelée, entre villages et ghettos. Si certains styles musicaux, comme le reggae, prennent leur origine directement à l'intérieur des Caraïbes, d'autres, à l'instar du latin jazz, se nourrissent de fréquents échanges avec l'extérieur. Aujourd'hui, plus que jamais, les musiques des Caraïbes ont envahi notre univers sonore.
Cuba & Grandes Antilles
Cuba, Haïti, Jamaïque, Porto-Rico, République Dominicaine
Boléro : douces ballades cubaines enamourées, lentes et sentimentales, d'origine espagnole.
Cha Cha Cha : figure du "son" cubain et de la salsa new-yorkaise, né du danzon, très populaire dans les années 50.
Clave : rythme de base des musiques cubaines.
Compas : merengue ralenti hérité de la contredanse française, auquel les Haïtiens ont ajouté cuivres et guitares. Dans l'esprit des grands ensembles cubains.
Dancehall : genre populaire jamaïcain apparu dans les années 80, découlant du reggae mais d'inspiration rap.
Danzon : musique cubaine pour flûtes et violons, dont les racines sont à trouver dans les contredanses françaises.
Dub : premier art du remix jamaïcain né dans les années 70, où le DJ apporte sa touche personnelle en usant d'effets.
Habanera : lente danse cubaine qui est une des origines du tango.
Mambo : musique de danse rapide apparue au Mexique sous la baguette du pianiste cubain Dámaso Pérez Prado, développée à Cuba dans les années 1940, puis par les big bands notamment à New York.
Mento : musique populaire jamaïcaine des années 50, au doux balancement syncopé et aux messages impertinents, assez proches du calypso.
Merengue : danse dominicaine alerte et syncopée. Elle fut popularisée dans sa forme moderne dans le monde américain, avec des orchestrations assez semblables à celles de la salsa.
Ragamuffin : forme évolutive du reggae jamaïcain, où le toast (technique de chant rythmé qui a donné naissance au rap), prend le pas sur la mélodie.
Reggae : genre apparu à la fin des années 60, dans la lignée du mento et du ska jamaïcain, aujourd'hui répandu sur toute la planète grâce à son prophète Bob Marley.
Rock steady : genre jamaïcain, issu du ska mais plus mélodique et plus lent.
3. ... Grandes et Petites Antilles

Rumba : musique cubaine à base de tambours africains et de mélodies espagnoles sur un rythme lent (yambú) ou rapide (guaguancó). Implique à l'origine seulement le chant, la danse et les percussions, notamment associé aux rites de la santeria. Le terme "rumba" popularisé dans les années 50 désigne en fait la version moderne orchestrée du "son".
Salsa : nom que les Portoricains et Cubains de New York ont donné au "son" cubain dans les années 60. Fondée par les "Latinos" de New York, la salsa fut ensuite popularisée dans le monde entier par Jerry Masucci, fondateur du label Fania.
Santeria : rituels et musiques au tambour. Version cubaine du vaudou haïtien.
Ska : style jamaïcain apparu à la fin des années 50, à la croisée du mento et du R&B, accentuant exagérément la syncope du boogie woogie de la Nouvelle-Orléans.
Soca : contraction de soul et calypso. Musique de carnaval de Trinidad.
Son : ancêtre cubain de la salsa. Né à l'Est de l'île, dans la province d'Oriente à la fin du XIXe siècle, et qui se déclinera de diverses façons tout au long du XXe siècle.
Son montuno : Style de "son" spécifique à la ville de Santiago de Cuba, métissé du changuï de Guantanamo.
Toast ou talk over : technique jamaïcaine qui consiste à scander des phrases rythmées, souvent improvisées, sur des enregistrements traités en dub.
Trova : sérénade pour guitares de Cuba. Forme poétique des troubadours cubains chantant les cœurs brisés et les amours perdues.

Petites Antilles et Guyanes
Dominique, Guadeloupe, Guyana, Guyane Française, Martinique, Suriname, Trinité-et-Tobago, Barbades
Aléké : musique des Noirs "marron" des rives du fleuve Maroni (années 50).
Bel Air : chants et danses au tambour de Martinique. Paroles satiriques voire polissonnes.
Biguine : musique martiniquaise pour pianos, banjos et clarinettes. Inspirée du jazz de la Nouvelle-Orléans. Est apparue dans les années 20.
Calypso : musique de carnaval de Trinidad. Expression libre la plus prisée de Trinidad-et-Tobago. Fut modernisée dans les années 50/60.
Kasseko : musique populaire des Guyanes basée sur le chant responsorial afro-américain et mélangeant le son des cuivres jazz aux influences de compas, de merengue et de calypso.
Soca : Genre musical mélangé de Trinidad-et-Tobago, joignant soul (so) et calypso (ca), créé en 1977 par Lord Shorty.
Zouk : désigne à l'origine une fête de campagne où l'on danse, puis un genre musical apparu vers la fin des années 70 entre les Antilles françaises et les studios parisiens, où Jacob Desvarieux et Pierre-Edouard Décimus de Kassav' se mélangeaient avec les artistes africains du makossa et du soukouss.
4. Amérique du Nord & Amérique centrale

Une exposition passant en revue les musiques contemporaines d'Amérique du Nord ne suffirait pas, car elle devrait détailler le blues, le jazz, la country music et le rock ! Vaste programme ! C'est donc sur les musiques localisées et traditionnelles que nous nous sommes penchées, pour signaler que ces courants souvent méconnus (de la musique québécoise aux orchestres de la Louisiane) ont aussi leurs héros et leurs traditions.
Amérique du Nord
Canada, Mexique, Etats-Unis
Chicken Scratch : musique des Amérindiens du Sud à base de violons et accordéons.
Cajun : swing louisianais pour accordéon, guitares et percussions, entre blues et boogie woogie.
Corrido : style très populaire dans les années 20 des deux côtés de l'actuelle frontière, mélangeant l'accordéon des migrants de Bohême aux guitares espagnoles.
Huapango : genre populaire mexicain joué dans le centre et sur la côte du golfe de Mexique selon plusieurs variantes et connu par "la Bamba".
Kattajjaq : jeu musical des Inuit au cours duquel deux chanteuses, face à face, improvisent des jeux rythmiques haletés, en voix de gorge.
Mariachis : musique mexicaine alliant voix de fausset précolombiennes, sérénades napolitaines et cuivres en fanfares.
Norteño : nom mexicain du tex-mex chanté dans un style plus nasillard.
Ranchera : forme de musique orchestrale mexicaine urbaine et romantique répandue grâce au cinéma mexicains et ses "ay-ay-ay" !
Tex-Mex : contraction de Texas et Mexique, désignant la musique des conjunto (nom parfois donné au style lui-même), appellation des petits orchestres associant accordéon, bajo sexto et souvent un violon.
Zydeco : style spécifique aux Cajuns d'origine africaine, marqué par leur goût d'un rythme soutenu et de la syncope.
Amérique Centrale
Belize, Guatemala, Nicaragua, Panama, Honduras, Salvador, Costa-Rica
Paranda : sorte de blues des Garifuna (Belize, Guatemala et Honduras).
Punta : musique de transe du Belize. Musique traditionnelle des Garifunas.
Tamborito : danse endiablée de Panama, avec forces percussions, prenant le nom de congo quand elle est jouée par les Noirs de la côte Caraïbe.
5. Amérique andine et du Sud...

Longtemps, la musique du continent ­sud?américain s'est vue résumée à l'existence de courants majeurs mais parfois étouffants comme le tango argentin ou la samba brésilienne… Vision pour le moins restrictive de ce continent qui a, par ailleurs, connu l'explosion de la bossa nova, la pérennité du phénomène "andin" (loin des clichés du genre), l'existence de divas mexicaines ou vénézuéliennes. Sans oublier le renouveau de scènes que l'on pensait bien connaître, comme en témoignent les succès des nouveaux artistes brésiliens ou mexicains. Cette exposition vous propose aussi de dénicher quelques trésors cachés, comme la merveilleuse musique du "Pérou noir"…
Amérique Andine
Bolivie, Chili, Équateur, Pérou
Chicha : genre populaire moderne péruvien qui emprunte à la tradition "huayno", à la "cumbia" colombienne et au rock. Chicha est d'abord le nom d'une boisson alcoolisée locale.
Huayno : type de chansons typiques des Andes qui prend ses racines dans le fonds culturel d'avant la conquête du Pérou.
Amérique du Sud
Argentine, Brésil, Colombie, Paraguay, Uruguay, Venezuela
Baiâo : genre musical hérité des traditions nordestines, initié par Luiz Gonzaga en 1946.
Bossa-nova : version modernisée de la samba inventée par João Gilberto, Tom Jobim et Vinícius de Moraes. "Nouvelle vague" brésilienne des années 60, en opposition avec la musique trop élaborée de la décennie précédente.
Candombé : musique au tambour des esclaves noirs argentins.
Cantoria : musique du Nordeste brésilien inspirée par les troubadours, caractérisée par des joutes oratoires.
Candomblé : culte et musiques en équivalent brésilien du vaudou haïtien.
Capoeira : art de combat brésilien, déguisé en danse, que l'on pratique en ronde, accompagnée de percussions et du berimbau, arc musical originaire d'Angola.
Chamané : musique pour accordéon des Indiens Guaranis d'Argentine, dont la figure clé est Raúl Barboza.
Champeta : style moderne colombien empruntant aux musiques populaires congolaises et nigérianes contemporaines.
Choro : genre populaire brésilien adaptant les rythmes de valse, scottish, polka… L'une des plus anciennes musiques instrumentales, influencée par le "fado" portugais et les musiques européennes de salon.
Cumbia : musique de danse paysanne colombienne s'appuyant sur des rythmes chauds et des mélodies syncopées. Née en Colombie, elle s'est exportée au Mexique. Sa version urbaine modernisée s'inscrit dans la lignée du mambo et de la salsa.
Forro : musique à danser du Nordeste brésilien entrainée traditionnellement par le soufflet joyeux ou plaintif de l'accordéon, un triangle et un tambour.
Joropo : danse de Colombie ou Venezuela dans laquelle un rythme binaire de base se superpose au rythme ternaire de base.
6. Océanie

... Amérique du Sud
Llanera : genre spécifique aux vastes plaines des Llanos (Colombie et Venezuela) entourant le bassin de l'Orénoque, souvent chanté sur un accompagnement de harpe, guitare, quatro et maracas. Le contrapunteo en est une variante où deux chanteurs rivalisent en improvisant leurs paroles.
Milonga : une des origines du tango, musique métisse d'Argentine née d'une danse carnavalesque des Blancs imitant les Noirs. C'est la complainte traditionnelle du gaucho argentin.
MPB : littéralement "Musique Populaire Brésilienne". Terminologie adoptée dans les années 60 pour désigner la pop brésilienne.
Nueva canción : mouvement de la chanson engagée qui se développe dans les années 60/70 en Amérique du Sud en même temps que les idéologies de gauche et dénonce les dictatures.
Porros : musique de tradition rurale interprétée par des fanfares (Venezuela et Colombie).
Samba : la reine des carnavals au Brésil, dont le rythme s'inspire de ceux du semba qui a voyagé avec les Noirs depuis l'Angola. Métissage brésilien de tambours africains et de guitares européennes.
Tango : musique née dans les faubourgs de Buenos Aires, à la fin du XIXe siècle, d'une rencontre entre milonga, candombé et habanera. Carlos Gardel en a fait l'un des genres populaires les plus sophistiqués du XXe siècle et Astor Piazzolla a forgé les clés de son évolution.
Tropicalisme : bossa-nova + kitsch ou avant-garde.
Vallenato : style de la côte colombienne atlantique dominé par l'accordéon et jouant sur l'interaction entre rythmes africains et douces mélodies.

6. Océanie
Vaste par la superficie qu'elle représente, l'Australie et l'aréopage d'îles et archipels du Pacifique recèlent pourtant une identité musicale faible, si l'on excepte le rock australien et AC/DC en particulier ! Pourtant, du rock aborigène de Yothu Yindi aux mélopées délicieuses d'Emma ou Gaby Pahinui, le Pacifique a du bonheur et de la contemplation à partager.
Australie, Nouvelle-Zélande, Mélanésie, Polynésie, Hawaii, Papouasie-Nouvelle Guinée
Haka : danse et chant récitatif maori.
Himene : musique chorale féminine de Tahiti et des Marquises.
Tamouré : danse et chant de Tahiti.
Hula : danse et chant de l'archipel d'Hawaii.
7. Europe de l'Ouest et du Nord

Si l'on devait comparer la musique d'un continent aux développements de son histoire, il est évident, de prime abord, que l'Europe possède une richesse et une variété de courants et de styles assez uniques. Polyphonies et traditions du folklore, esprit de fusion et musiques itinérantes : les musiques de l'Europe ont su se forger des identités fortes. Des instrumentaux irlandais des Dubliners au flamenco métissé de Radio Tarifa, et malgré les apparentes différences, on trouve invariablement un point commun : l'idée de ne jamais travestir une authenticité, gage de qualité et de témoignage.
Europe du Nord
Danemark, Suède, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège
Joïk : chant lapon en murmures haletants et longues mélopées.
Europe Celte
Bretagne, Ecosse, Galice, Irlande, Pays de Galles
Gwerz : sorte de blues breton aux complaintes qui content les meurtres, les épidémies et les naufrages. Traditionnellement sans accompagnement.
Jig : danse typique irlandaise.
Kan ha diskan : littéralement "chant et déchant", art vocal a cappella à la magie quasi hypnotique.
Reel : danse traditionnelle irlandaise à quatre temps.
Sone : répertoire de circonstance en Bretagne ; chants à boire, de mariés ou de marins.
Europe de l'Ouest
Allemagne, Autriche, Belgique, France, Pays-Bas, Suisse, Angleterre, Luxembourg, Liechtenstein
Bourrée : danse auvergnate des salons du XVIe siècle, devenue populaire aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Musette : folklore parisien né de la rencontre entre la cabrette, petite cornemuse auvergnate, et l'accordéon arrivé avec les Italiens.
Yodel : chant sans paroles des bergers suisses, qui oscille des voix de poitrine aux voix de tête.
8. Europe du Sud

Polyphonies vocales corses, basques, albanaises, genres séculaires comme le flamenco ou la tarentelle, expressions musicales sans cesse modifiées et renouvelées comme le rebetiko ou le fado : on comprend que l'Europe du sud soit un large continent musical à elle seule. Continent qui n'a de cesse, au-delà des clichés, de lancer mille invitations à danser et à chanter la vie, dans des interprétations souvent poignantes de vérité (Amalia Rodrigues, Paco Ibañez, La Squadra...).

Albanie, Corse, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, Sardaigne, Sicile, Chypre, Pays Basque, Malte
Bertsulari : joutes verbales traditionnelles basques.
Bulería : dans le flamenco, chant et danse au rythme enlevé.
Cante jondo : forme ancienne du flamenco, littéralement "chant profond".
Chjama e respondi : joutes verbales traditionnelles corses.
Fado : blues méditatif pour guitares mélodieuses des marins portugais. Né à Lisbonne à la fin du XIXe siècle. Typique de la "saudade", expression unique du sentiment de profonde mélancolie.
Flamenco : musique des Gitans d'Espagne qui mêle anciennes traditions de l'Inde au folklore andalou teinté d'influences arabes et juives.
Paghella : polyphonies corses à trois voix.
Rebetiko : chant des rebetes grecs, mauvais garçons du début du siècle, qui s'inspiraient des musiques turques. Le rebetiko fut d'abord réprouvée en Grèce, avant d'être réhabilité dans les années 70.
Tammuriata : musique napolitaine pour tambourin, avec joutes poétiques.
Tarentelle : danse de transe du sud de l'Italie.
Trallaleri : chanteurs de polyphonies du port de Gênes.
Trallalero : Forme de chant a cappella propre au grand port de Gênes et son arrière-pays.
9. Europe de l'Est & Russie

Encore une terre marquée par l'Histoire, souvent tragique, générant conflits et migrations. L'Europe de l'Est et la vaste partition russe (ex-soviétique), comportent des ensembles vocaux et instrumentaux de premier ordre, façonnés par une pratique instrumentale ancestrale, et nourris d'une tradition classique éminente. Le point de ralliement entre tradition classique et folklore populaire moderne ? Sans doute le compositeur Béla Bartók, qui s'est échiné à dénicher des trésors dans les répertoires hongrois. Aujourd'hui ces traditions nous éclatent dans les oreilles, pleines de sève, de vitalité et d'espoir.
Bulgarie, Hongrie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Ukraine, Roumanie, Moldavie, Biélorussie, Macédoine, Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Kosovo, Russie
Klezmer : musique pour violons et clarinettes, de mariages et de fêtes, née dans les ghettos juifs d'Europe de l'Est et chantée en yiddish. Elle fut importée des USA et dans les années 30, elle s'est nourrie de jazz.
Potresanje : technique de chant de gorge originaire de Bosnie-Herzégovine.
Bocet : chant de lamentation des femmes roumaines.
Lautari : orchestres tziganes roumains.
Csardas : danses d'auberges en Hongrie, rapides ou lentes, entre folle gaieté et déchirante nostalgie.
Padvod : polyphonie vocale biélorusse, au départ interprétée par des chœurs d'hommes.
Tsiganes (musiques) : musiques jouées par les Tsiganes sur la base des traditions locales, mais avec le savoir accumulé par ces musiciens professionnels nomades dans l'interprétation.
Vesnyanky : chœurs de femmes en Ukraine.
Dumy : chants épiques masculins en Ukraine.
10. Musique du Monde ? World music ? Cosmo-pop ?

Traduite en français par "musiques du monde", la World Music est un concept marketing qui émerge dans les années 1980 pour promouvoir la musique du tiers-monde. La musique du monde englobe jusqu'alors plutôt les musiques de traditions, telles qu'elles sont mises en valeur par les compilations Explorer de Nonesuch ou Ocora de Radio France.
En 1987, des maisons de disques indépendantes et des magazines britanniques souhaitent la création d'un label qui promouvra les productions d'artistes du tiers-monde souvent exclus du marché britannique et américain. Cette rencontre cherche à prolonger le succès des vedettes occidentales comme Peter Gabriel (et son label RealWorld) ou Paul Simon, dont l'album Graceland, conçu avec des musiciens ­sud-africains, se classe n°1 en Grande Bretagne en 1986. Décrite par Paul Simon comme "une musique à la fois familière et étrangère", la World Music se définit donc au départ par un esprit d'ouverture du monde occidental à la musique traditionnelle de régions spécifiques mais aussi aux productions sonores actuelles issues d'un métissage entre des patrimoines musicaux très divers.
Les "musiques du monde", avec un label commun, vont ouvrir et développer de nouveaux territoires musicaux.

La mondialisation, le développement d'Internet, des réseaux sociaux, de YouTube etc. va considérablement "rétrécir" le monde et les musiques du Monde. Maintenant, on peut en un seul clic accéder à de la pop thaï, du rock brésilien ou du folk africain. Les musiques "traditionnelles" ont été quelque peu ringardisées par cette vague. Aujourd'hui, les musiques de tradition sont au musée, et seules les musiques présentant une facette connue d'un large public mondial (format court, modèle refrain-couplet, instrumentation à base de guitares/claviers/samples) peuvent encore s'attirer un public élargi.
Dès les années 1990, les techniques d'enregistrement faciles et peu onéreuses se répandent dans le monde. De nouveaux genres musicaux naissent - comme le kuduro en Angola -, fruits d'un métissage entre des musiques actuelles relayées par les diasporas. Les productions locales musicales en constante réélaboration sont prises par ces nouveaux flux culturels. L'évolution du reggae en est l'archétype. Il s'est exporté aux quatre coins du monde avec la diaspora jamaïcaine, se ­diversifiant au contact des patrimoines nationaux en sous-genres musicaux, fruit de réinterprétations propres à chaque contexte d'immigration : se distinguent le reggae jamaïcain, antillais, britannique...
Reggae, afrobeat, salsa, coupé-décalé, raï, kwaito… la musique est mondialement distribuée grâce à la profusion des sites de streaming musicaux et aux réseaux sociaux qui pallient un certain ostracisme des médias traditionnels. La mobilité des sons réduit les écarts qualitatifs entre les ­productions amatrices et celles des grandes maisons de disques. L'émergence de stars "World" planétaires comme par exemple Davido, chanteur et producteur nigérian, s'appuie sur la qualité des clips aux ­réalisations ambitieuses qui n'ont rien à envier aux ­productions européennes et nord-américaines. La world music est devenue mondiale avec une diversité et créativité sans limite, notamment par hybridation…
11. Maghreb & Machreq

La musique arabe est née il y a plus de vingt siècles, grâce à de premiers concours de poésie chantée à la Mecque. C'est dire si les visions "folkloriques" que l'on peut avoir de cette musique peuvent être largement dépassées. De la pratique arabo?andalouse, l'un des berceaux de la musique arabe, aux développements récents du raï et de la jeel music, le monde arabe peut s'enorgueillir d'une multitude de courants qui ont su traverser et nourrir sa musique. D'Oum Kalsoum à Khaled, des derviches de Damas à Dahmane El-harrachi, celle-ci a su prendre toutes les formes, du chaâbi au maqam. Source de traditions solides mais aussi d'émancipations certaines, la musique arabe navigue perpétuellement entre découvertes fulgurantes et confirmations mythiques.
Machreq
Égypte & Libye
Jeel music ou al-jil : pop moderne dans laquelle un rythme binaire se superpose au rythme ternaire de base.
Maalouf : versions constantinoise, tunisienne et libyenne de la nouba arabo-andalouse.

Maghreb
Maroc, Algérie, Tunisie
Arabo-andalou : répertoire hérité de l'Espagne musulmane aux longs poèmes chantés par des voix de haute-contre et au rythme enlevé sur fond de vièles, violons, luths et tambourins.
Châabi : version chantée en dialecte des musiques ­arabo?andalouses algéroises, en assouplissant les règles strictes de celles-ci.
Dhikr : litanie chantée à la gloire de Dieu par les confréries mystiques d'Afrique du Nord.
Gnaoua : descendant des esclaves noirs du Maghreb. Musique de transe. Les danseurs peuvent atteindre un état de transe et la musique est généralement employée pour les rituels de guérison.
Haouzi : répertoire intermédiaire entre la musique ­arabo?andalouse au développement très long, et la musique populaire faite de courtes pièces.
Maqâm : forme mélodique modale du monde arabe basée sur une combinaison infinie de degrés.
Nouba : suite vocale et instrumentale du répertoire arabo-andalou.
Raï : musique urbaine d'Algérie. À l'origine répertoire populaire et rural de la région de l'Oranais, exprimant une opinion, devenu le style de la jeunesse avec le style moderne des Cheb, dans les années 70/80.
12. Proche & Moyen Orient

Le Proche et le Moyen Orient sont à la fois des terres ancestrales dédiées à la musique (civilisation perse, héritage soufi...) et des territoires avides de nouveautés musicales qui s'adapte avec grande vitesse à tout nouveau genre qui apparaît (actualité musicale de la Turquie, du Liban, d'Israël etc.). Aujourd'hui, de Fayrouz à Kudsi Erguner, il est possible d'embrasser une vaste présence musicale sur ces territoires, toujours mouvante, passionnante et surprenante.
Proche-Orient
Israël, Jordanie, Liban, Syrie, Turquie
Arabesque : style de fantaisie populaire moderne apparue dans les années 70 en Turquie. Sorte de patchwork mélangeant les musiques classique et populaire avec le genre des grandes étoiles arabes.
Dabké ou dabkeh : danse rythmée originaire de Syrie et Liban. Se danse épaule contre épaule en projetant les jambes selon une chorégraphie précise.
Gazel : chants d'amour turc d'origine persane, à la limite des musiques savantes et populaires.
Muwasshah : genre vocal raffiné de Syrie dont les thèmes sont profanes ou religieux.
Diwan : ensemble de poèmes chantés en arabe, hébreu et araméen par les Juifs yéménites.
Fasl : musique savante de l'empire ottoman. Musique semi-classique ottomane chantée.
Sema ou sama : concert spirituel, notamment des derviches tourneurs en Turquie.
Moyen-Orient
Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Bahreïn, Koweït, Qatar, Iran, Irak, Yémen, Oman
Ghina : musique instrumentale de la péninsule arabique.
Qacida : Genre musical bédouin composé d'un commentaire parlé, de vocalises sur bourdon et soli de flûtes, et d'une partie rythmée.
Radif : Répertoire classique iranien codifié au XIXe siècle. Ensemble de systèmes donnant naissance à une suite modale perse constituée de séquences mélodiques, les "gushé".
13. Afrique de l'ouest & Golfe de Guinée...

Aussi diverses que peuvent être variés ses paysages, les musiques africaines se caractérisent par une immense richesse et connaissent des évolutions de plus en plus inédites. Du patrimoine existant dans les nombreuses tribus jusqu'aux succès internationaux d'artistes comme Youssou N'Dour ou Manu Dibango, les musiques africaines présentent de multiples visages, plongeant dans la tradition ou s'affirmant dans la modernité. Un éventail d'expériences rarement égalé sur d'autres continents : voici une sélection de perles musicales issues du "vaisseau d'ébène"…
Afrique de l'Ouest
Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Guinée, Guinée?Bissau, Libéria, Mali, Niger, Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone
Coladeira : genre du Cap-Vert au rythme rapide et aux paroles humoristiques, voire sarcastiques, affirmé dans les années 60.
Funana : danse rustique devenue reine des bals au Cap-Vert, jouée à l'accordéon et au ferrinho (barre métallique raclée avec un couteau).
Iggawin : équivalents mauritaniens des griots, ces troubadours généalogistes pratiquent un art consommé de la poésie et des modes musicaux complexes.
Mandingue : terme englobant l'ensemble des musiques jouées et conservées par les djeli ou griots, sous leur forme traditionnelle acoustique puis sous leur forme moderne qui n'est plus l'apanage des seuls griots.
Mbalax : genre traditionnel des Wolofs du Sénégal, interprété à l'origine par des ensembles de percussions sabars, puis modernisé vers la fin des années 60.
Morna : complaintes alanguies du Cap-Vert, mélancolique et poétique, pour violons et guitares, entre fado portugais et samba brésilienne. Symbole de l'expression de l'âme capverdienne vers la "sodade". Star : Cesaria Evora.
Tindé : forme musicale des Touaregs du Sahara, dont le chant responsorial est accompagné par le "tindé", mortier recouvert d'une peau en guise de tambour.
Wassoulou : style moderne malien puisant dans la tradition des musiques de chasseurs.
Golfe de Guinée
Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Nigéria, Togo
Afro-beat : musique nigériane pour chœurs, pianos, basse, saxophones, tambours et harangues rebelles dont le père fondateur est Fela Kuti.
High-life : musique urbaine mêlant les tambours ghanéens ou nigérians aux cuivres des fanfares et du jazz. Née dans les années 20 des clubs chics du Ghana et du Nigéria. Mélange de sophistication jazz, romances paresseuses de la côte est de Guinée, mélodies caraïbes et guitares électriques.
Juju music : nom donné aux traditions vaudou du Nigéria qui ont été modernisées par King Sunny Adé avec talking-drums, guitares hawaiiennes et voix suaves. Suit la tradition des Yorubas.
14. ...Golfe de Guinée & Afrique centrale

Palm Wine Music : sorte de folk africain au balancement nonchalant qui s'est développé sur tout le littoral nord du golfe de Guinée dans les bars populaires où l'on sirote le vin de palme.
Ziglibithy : musique et danse traditionnelles des Bété de Côte d'Ivoire, modernisées et popularisées dans les années 70 par le chanteur guitariste Ernesto Djédjé.
Zouglou : style de musique dansée contestataire de Côte d'ivoire, né dans les années 90 parmi les étudiants du campus de Yopougon, dans la banlieue d'Abidjan.

Afrique centrale
Angola, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique, Tchad, São Tomé-et-Principe
Assiko : danse et musique traditionnelles des Beti et des Bassa du Cameroun. Urbanisée, elle se joue sur une guitare électrique saturée et diverses percussions.
Bikutsi : danse des femmes au Beti du Cameroun, traditionnellement accompagnées au balafon, puis transposée pour la guitare électrique jouée en étouffant les cordes.
Makossa : musique de danse de la région de Douala, au Cameroun, dont le grand prêtre moderne est Manu Dibango. Le genre s'est élaboré dans les années 50, s'électrifiant, puis intégrant des influences de hi-life et de rumba congolaise.
Rumba congolaise : style inspiré des musiques cubaines des années 50, évoluant progressivement vers un genre africain à part entière, caractérisé par les harmonies chantées en lingala, l'importance des guitares électriques, la ponctuation des cuivres et des percussions.
Soukouss : rumba zaïroise qui s'appuie sur des guitares en boucle et accommode les battements de tambour du patengué aux cuivres afro-cubains. Prolongement de la rumba congolaise, le soukouss en restaure et en modernise la construction, introduisant notamment la batterie et accentuant le "sébéné", animation instrumentale dansante qui permet au guitariste soliste de déployer toutes les facettes de son talent.
15. Afrique de l'Est & du Sud, Océan indien

Du côté de l'Afrique anglophone (en gros une grande partie de l'Afrique de l'Est et du Sud), on n'est pas en reste par rapport à l'Afrique de l'Ouest et Centrale, plutôt francophone. Là aussi, les courants musicaux se chevauchent, les époques s'interpellent et l'actualité se saisit de tout soubresaut pour créer un nouveau sous-genre musical. L'Afrique, c'est aussi la terre par excellente de l'expérience, du labo, des tentatives pour faire bouger les lignes musicales. Ici, kwaito, jive, maloya et séga rythment les chansons et les nouvelles stars.
Afrique de l'Est & Grands Lacs
Burundi, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Malawi, Ouganda, Rwanda, Somalie, Soudan, Tanzanie, Zanzibar
Taarab : "émoi" émotion intense (en arabe) que procure la musique. Genre descendant de la musique arabe classique, mais où la langue swahili s'est substituée à l'arabe, jouée notamment à Zanzibar, Tanzanie et aux Comores (où on l'appelle "twarab").

Afrique australe
Afrique du Sud, Botswana, Mozambique, Namibie, Zambie, Zimbabwe
Kwaito : mélanges sud-africains de rap et de dance, né dans les années 90, aux basses ronflantes et aux textes vindicatifs.
Jive : musique pop d'Afrique du Sud.
Mbaqanga : genre moderne né dans les bars clandestins des townships sud-africains sous le régime d'apartheid au milieu des années 80.
Zulu traditional : style vocal et dansé hérité des musiques traditionnelles zouloues, généralement accompagné de guitare sèche, concertina, violon et percussions.

Océan Indien
Comores, Madagascar, Maurice, Réunion, Seychelles
Maloya : lentes valses de la Réunion nées de la rencontre du chant de résistance des esclaves, de vieilles romances françaises et des mélodies malbares (indiennes).
Séga : musique balancée et rythmée de Madagascar qui peut prendre plusieurs formes. Le genre a constamment changé au fil des décennies.
Seggae : genre mariant orchestrations et messages du reggae au balancement du séga, né à l'île Maurice vers la fin des années 1980.
16. Asie centrale & Caucase

Du vaste sous-continent indien aux îles japonaises ou aux républiques du sud de l'ex-URSS, on ne peut pas affirmer que les musiques originaires d'Asie possèdent une quelconque identité commune Dans une autre perspective, on peut juger du fait que les musiques tziganes européennes et certaines musiques indiennes possèdent presque une même origine… C'est pour ces raisons qu'elles sont passionnantes à étudier.
Le volet asiatique dévoile en particulier des artistes, groupes et interprètes démontrant une rare qualité d'interprétation et d'exécution, des ragas indiens à la musique classique chinoise. Des musiques souvent intimement confondues avec des pratiques philosophiques et religieuses séculaires…
Asie centrale & Caucase
Afghanistan, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizstan, Mongolie, Ouzbékistan, Sibérie, Tadjikistan, Tibet, Touva, Turkménistan
Diphonie : deux voix émises par un même larynx, spécialité mongole que l'on retrouve chez les Touvas et chez les Tibétains. Le khöömii ou xöömij est un "chant de larynx" typique de Mongolie et de Touva au cours duquel le chanteur émet deux sons simultanément, une tonique grave et des harmoniques aiguës.
Mugham ou Maqom : mode musical savant azéri qui est un peu l'équivalent du maqam arabe. Nom de la musique savante modale pratiquée par les Tadjik, les Ouzbek et les Ouïghour.
Polyphonie vocale : très développée en Géorgie où ses ensembles ont une réputation mondiale.
Urtyn duu : littéralement "chant long" de Mongolie, dont les lents ornements évoquent les paysages splendides et mélancoliques de la steppe.
17. Extrême-Orient

Là encore, le continent asiatique touche à des civilisations séculaires, qui ont placé la musique au cœur de leur organisation religieuse, philosophique ou sociétale. Du théâtre nô à la musique confucéenne coréenne en passant par les gamelans balinais, les systèmes musicaux asiatiques ont dévoilé des codes inconnus pour nous. Aujourd'hui, c'est un autre aspect musical qui nous arrive, avec le déferlement de la J-Pop ou K-Pop (pop japonaise et coréenne). Autres temps...
Extrême-Orient
Chine, Corée, Japon, Taïwan
A-ak : musique confucéenne de Corée.
Gagaku : musique instrumentale savante japonaise, chantée ou dansée, avec flûtes, hautbois, luths, cithares, gongs, tambours et orgues à bouche.
Fanbaï : chant liturgique bouddhique en Chine.
Honkyok : musique religieuse japonaise liée au bouddhisme zen.
Kabuki : théâtre dansé du Japon avec luths et percussions, aux tempos très lents.
Nan-Kouan : "tendresse et passion", ballades courtoises de la Chine du Sud aux voix poignantes, avec luth et flûte. Rappelle la fin du Moyen Âge européen.
Nô : théâtre japonais dansé avec vocalises, tambours et flûtes.
P'ansori : sorte d'opéra coréen interprété par une chanteuse ou un chanteur.
Shomyo : répertoire sacré des moines bouddhistes aux monodies caverneuses qui sculptent les syllabes avec une lenteur hiératique. Sorte de grégorien du Japon.
Sinawi : musique instrumentale violente et improvisée de Corée.
Asie du Sud-Est
Bornéo, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar (Birmanie), Philippines, Thaïlande, Singapour, Viêt-Nam
Ca huê : musique d'art vietnamienne, conservée dans la cité impériale de Huê, que l'on joue lors de concerts privés.
Ca luong : forme vietnamienne de théâtre chanté et dansé, créé en 1916 au sud Viêt-Nam.
Ca trù : musiques savantes vietnamiennes pour luth, tambour d'éloge et voix aiguës ("chant des lamelles en bambou").
Diêu bac : musique pentatonique et modale vietnamienne à laquelle est attaché un sentiment de joie et de solennité.
Diêu nam : musique pentatonique et modale vietnamienne à laquelle est attaché un sentiment de sérénité, de mélancolie et de tristesse.
Gamelan : ensemble d'instruments de Bali et de Java, réunissant gongs, cloches et xylophones en métal.
18. Orient

Le vaste sous-continent indien est à lui seul l'une des sources mondiales essentielles de la musique, partagé entre musiques hindoustani et carnatique. Le modèle des râga s'est largement exporté à partir des années 60, quand l'Occident se prenait de fascination pour l'Inde. Depuis, les communautés indiennes et pakistanaises dans le monde ont largement œuvré pour populariser la bhangra ou les sonorités issues de Bollywood.
Orient
Bangladesh, Bhoutan, Inde, Népal, Pakistan, Sri Lanka
Bhajan : chants religieux hindouistes souvent dédiés à Krishna.
Bhangra : techno pakistanaise de Londres qui accommode vocalises soufies et chansons des mélos indiens aux percussions de la dance music.
Carnatique : musique de l'Inde du Sud restée fidèle à la rigueur et à l'austérité des traditions d'avant la conversion à l'Islam au XIIe siècle.
Dhrupad : austère et apaisant chant de dévotion indien. Plus ancienne des musiques vocales d'Inde du Nord.
Ghazal : chant classique et poétique indien, d'origine persane.
Hindoustani : musique de l'Inde du Nord colorée de touches arabo-persanes, sensuelles et romantiques.
Qawwalî : "musique de la parole". Chant soufi du Pakistan avec claquements de mains et harmonium portatif. Musique des qawwal, musiciens traditionnels musulmans, qui chantaient à l'origine exclusivement dans les sanctuaires des grands ancêtres, lors de cérémonies sous la direction du Pir, maître spirituel du lieu, successeur désigné du Grand Ancêtre. Le but de ce concert mystique, "sama", est de provoquer l'extase en répétant le vers chanté au son de l'harmonium et des claquements de mains dont le rythme s'accélère progressivement. Sorti des sanctuaires, le chant qawaalî a pris une autre dimension, notamment grâce aux prestations spectaculaires de Nusrat Fateh Ali Khan.
Thumri : chant indien remontant au XIXe siècle, à mi-chemin entre musiques classiques et populaires.

Présentation :
De tous les genres musicaux, la musique ­traditionnelle est, par essence, la plus dépaysante, la plus généreuse et la plus variée. Avec cette exposition, nous espérons vous faire partager la richesse extraordinaire des musiques du Monde. De la Bretagne au Gabon, en passant par la Chine et le Mexique, nous vous invitons au plus beau voyage musical : celui qui fait chanter les racines populaires et qui donne la priorité à l'émotion. Tout ici est étonnement : la beauté des couleurs, l'amplitude rythmique, l'authenticité des instruments.


Informations pratiques :
Cette exposition compte 18 panneaux ainsi qu'un panneau d'ouverture, qui feront découvrir au visiteur la musique du monde entier, avec des textes pour chaque continent ou grande zone musicale, tous illustrés. Les panneaux sont rigides et légers, avec crochets, et mesurent 60 x 105 cm.

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Sommaire

1. Introduction
2. Cuba, Grandes Antilles...
3. ... Grandes et Petites Antilles
4. Amérique du Nord & Amérique centrale
5. Amérique andine et du Sud
6. Océanie
7. Europe de l'Ouest et du Nord
8. Europe du Sud
9. Europe de l'Est & Russie
10. Musique du Monde ? World music ? Cosmo-pop ?
11. Maghreb & Machreq
12. Proche & Moyen Orient
13. Afrique de l'ouest & Golfe de Guinée...
14. ...Golfe de Guinée & Afrique centrale
15. Afrique de l'Est & du Sud, Océan indien
16. Asie centrale & Caucase
17. Extrême-Orient
18. Orient